Abderrezak Bouhara a été plus qu'un homme politique Algérien, si certains voyaient en lui le successeur d'Abdelaziz Belkhadem à la tête du Front de Liberation Nationale, feu Abderrezak Bouhara n'en fut pas moin un militaire et un militant de la première heure de l'indépendance du pays.
Nous laissons le soin à la presse classique de rendre hommage à l'homme politique et à l'homme tout court, nous préférons aborder ici le passé sous les drapeaux de cet homme exceptionnel.
Nous laissons le soin à la presse classique de rendre hommage à l'homme politique et à l'homme tout court, nous préférons aborder ici le passé sous les drapeaux de cet homme exceptionnel.
Né en 1934 à Collo, Abderrezak Bouhara fait des études au
collège moderne et interrompt sa classe de terminale maths, du
lycée d’Aumale (actuellement lycée Hihi El Mekki) à Constantine, pour rejoindre
l’Armée de Libération Nationale en 1955. A l’indépendance en 1962, il fait sa
carrière dans l’armée et poursuit sa formation à l’Ecole militaire de Homs en
Syrie, il en sortira Major de promotion. Il obtient une Licence en sciences
militaires de l’Académie de guerre du Caire et sera désigné comme premier
officier de l’ANP en stage à l’Ecole d’Etat Major de Paris. Successivement il
est Aide de camp du président Ben Bella en 1962, Chef d’Etat Major de la 3ème
Région Militaire (Béchar) en 1964, attaché militaire aux ambassades de Paris
(1965) et de Moscou (1968) entrecoupant cette période par le commandement de la
brigade algérienne en mission sur le canal de suez lors de la guerre
israélo-arabe de 1967. Il fera don de ses archives photographiques au musée de l'ANP, il était un témoin majeur de cette guerre et probablement l'Algérien pouvant dire le plus sur ce conflit. Il occupe ensuite le poste d’ambassadeur à Hanoi pendant
les bombardements américains sur cette ville et là aussi fit profiter l'Armée Algérienne de sa formidable vision stratégique au coeur du conflit. Il mettra fin à sa carrière militaire avec le grade de lieutenant-colonel. Puis occupera d'autres postes politiques et administratifs, jusqu'à devenir vice président du Sénat. Il est l’auteur
d’un livre autobiographique « Les viviers de la Libération » paru aux éditions
Casbah en 2002. Et d’un autre « Du djebel aux rizières », paru aux Éditions
Anep-Alger en 2005.
La Nation lui est reconnaissante pour tous ses sacrifices, Condoléances à sa famille.