Affichage des articles dont le libellé est Tiguentourine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tiguentourine. Afficher tous les articles

lundi 20 janvier 2014

Mise à jour ! Une base de vie de l'ENAGEO attaquée près de la frontière Libyenne

Si l'info est réelle, les détails sont encore en cours d'investigation, une base de vie de
l'entreprise nationale de géophysique (ENAGEO) aurait été attaquée par des individus armés à quelques encablures de la frontière Libyenne, entre In Amenas et Illizi dans le grand Sud Algérien. Cette attaque qui a eu lieu ce matin et n'a ps fait de victimes ni de dégâts, les assaillants, liés au grand banditisme ou terroristes l’enquête le dira, se sont emparés de véhicules 4x4 et de camions ainsi que des équipements embarqués.
L'ENAGEO est une SPA filiale de Sonatrach, elle est chargée des recherches d'hydrocarbures et a à son compte plusieurs découvertes de pétrole et de gaz en Algérie et à l'international.

Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, l'attaque a eu lieu au camps de base du projet El Ouar II. Il s'agirais d'une affaire de grand banditisme à priori et non de terrorisme.

vendredi 10 janvier 2014

Chroniques de l'An 1 après Tiguentourine

«Avant Tiguentourine, un de nos loisirs préférés était de partir en randonnée dans les dunes en 4x4. Grâce à des GPS et des Thuraya, nous ne nous perdions jamais et nous étions toujours joignables. Bien sûr, nous savions que Belaouar (Mokhtar Belmokhtar, ndlr) ou ses hommes pouvaient surgir à n’importe quel moment, mais en dix ans de bourlingue de base en base, nous avions pris l’habitude de gérer le risque.»

Mehdi est ingénieur dans une joint-venture algéro-américaine. S’il parle au passé de ses hobbies, c’est parce que depuis un an, les choses ont radicalement changé dans les bases-vie et les sites pétroliers. «Depuis la prise d’otages, notre vie est devenue un cauchemar, poursuit-il. Nous n’avons plus aucune possibilité de bouger. Lorsque nous ne sommes pas sur nos machines, nous restons cantonnés dans nos chambrées ou dans le foyer et la cantine. Même nos parcours sont balisés au sol, pas moyen de dévier du chemin tracé.»
De l’avis des travailleurs des sites gaziers et pétroliers à qui El Watan Week-end a posé la question, la sécurité des bases a été clairement renforcée : les agents sont plus nombreux, plus en éveil. Quant à la présence – ressentie – des militaires ou des gendarmes, elle reste invisible sur les lieux de travail ou sur les bases-vie. «Ils sont là, mais nous ne les voyons pas. Si par malheur l’un d’entre nous s’aventure dehors, même pour prendre l’air, ou prend un chemin de traverse pour rallier la base-vie ou les installations de pompage, il sera immédiatement intercepté par des militaires, fondus dans le paysage», explique Tahar, manœuvre dans un site de pompage.
Drones
Après l’attaque, les autorités ont agi sur plusieurs axes : elles ont d’abord déployé plus de 20 000 hommes pour verrouiller la frontière avec la Libye et autant d’hommes à l’extrême sud du pays afin de prévenir les infiltrations d’hommes et de matériel. En parallèle, des troupes et des pelotons de gendarmerie se sont déployés autour des principaux sites stratégiques isolés. L’armée de l’air a également contribué aux opérations de sécurisation. «L’état-major a envoyé la majorité de ses appareils à Ouargla et Tamanrasset, comme bases principales d’intervention. Les 121 et 122 escadrons multirôles, composés de Sukhoi 30 y sont dispatchés et assurent des missions de surveillance et de frappes chirurgicales. Ces appareils alliés à des avions ravitailleurs ont la capacité de frapper bien au-delà des frontières est et sud», précise un expert du forum ForcesDZ, très au fait des efforts de l’ANP dans la lutte antiterroriste.
«Pour ce qui est des interceptions aériennes des convois terroristes, ce sont les hélicoptères d’attaque du 1er régiment d’hélicoptères de combat alliés aux hélicoptères de transport du 6e régiment d’hélicoptères de combat, qui s’en chargent. Les forces aériennes déploient aussi tous leurs moyens de reconnaissance optiques et électroniques à Tamanrasset, In Amenas, Illizi, Ouargla et Biskra. Cela va des petits drones Seeker II aux avions de reconnaissance américains Beech 1900 MMSA. C’est pratiquement l’ensemble de l’effectif de la 5e escadre de reconnaissance et de guerre électronique qui est dispatché dans le grand Sud.» Les résultats se sont immédiatement fait sentir : plusieurs convois transportant des terroristes et des armes ont été interceptés et détruits dans l’axe Tamanrasset-Illizi, une immense cache d’armes a même été découverte et détruite à 200 km d’In Amenas en octobre dernier, pile sur le tracé de la frontière avec la Libye.
Missiles
Des centaines d’armes, dont des missiles portables anti-aériens et des mortiers et d’autres armes lourdes y ont été retrouvées. Jusqu’à aujourd’hui, l’armée a réussi à contenir et à gérer le reflux des terroristes d’AQMI et du Mujao fuyant les combats au nord du Mali. Mais la question que les spécialistes posent : jusqu’à quand l’armée pourra soutenir un tel déploiement dans une région aussi vaste ? Un opérateur privé, spécialisé dans les nouvelles technologies, et dont la société qui a pour partenaire un des leaders mondiaux de la surveillance aérienne, a proposé aux autorités, pour l’instant en vain, de louer des drones à Sonatrach sur l’ensemble des sites sensibles.
En contrepartie : des effectifs 100% algériens et une gestion des données uniquement prise en charge par l’armée. Ces drones à longue endurance et drones hélicoptères pourraient patrouiller autour des sites, au moins pendant la nuit. «Ce mode de surveillance permet d’alléger les effectifs déployés autour des sites pétroliers et d’économiser beaucoup d’argent, explique le promoteur. Un tel service ne coûterait pas, par an, le tiers de ce que produit le site de Tiguentourine en une journée.» Mais selon lui, les premiers contacts ne sont pas très encourageants, l’idée ne semblant pas séduire les autorités. Alors quelle autre option reste-t-il ?
Accorder plus de pouvoir aux sociétés de gardiennage privées algériennes ? Assumer enfin le rôle joué par les officines de sécurité internationales agissant depuis des années dans l’illégalité en Algérie, la tragédie de Tiguentourine ayant mis au grand jour l’identité et les prérogatives d’une victime française, parachutiste à la retraite, travaillant pour le compte d’une société non agréée pour des missions de sécurité ? Ces questions restent posées et doivent êtres tranchées au plus vite.
Akram Kharief

mercredi 4 septembre 2013

Contribution: De Tiguentourine à Batna

Le matin du 31 Aoüt 2013, quatre terroristes sont interceptés par les forces de l’ordre. L’opération menée par l’Armée de terre pour mettre hors d’état de nuire ces terroristes qui se sont retranchés dans un immeuble en plein centre ville de Batna et prenant au passage une famille entière en otage, s’est terminée à 13h sans perte humaine du côté des militaires et des citoyens.

De Tiguentourine à Batna …

Les deux opérations n’ont pas eu le même retentissement médiatique pour les raisons suivantes : 


1. L’ampleur de l’attaque terroriste n’est pas la même, une prise d’otage « spectaculaire » comme celle de Tiguentourine représente du pain béni pour les journaux et chaines de télévision du monde entier.
2. Le timing. En effet, l’attaque du site gazier a eu lieu dans un contexte déjà caractérisé par l’actualité de la présence de terroristes au nord du Mali et surtout avec l’intervention de l’armée française pour les déloger.

Ces deux événements n’ont en commun que la réaction de l’armée algérienne : Le silence. En effet, aucun communiqué, que cela soit sur le site internet du ministère de la défense ou sur un autre support écrit ou audiovisuel. Pourtant, l’intervention musclée de l’armée nécessite une communication de cette institution afin de permettre à la presse de faire son travail d’informer le grand public. Ce mutisme a provoqué des annonces à droite et à gauche de bilans contradictoires, les journaux et les webmagazines n’annoncent pas le même nombre de terroristes tués. La seule certitude néanmoins c’est qu’il n’y a pas de victimes parmi les membres de la famille prise en otage.
L’ANP ne semble pas préoccupée par l’image qu’elle renvoie tant aux citoyens algériens qu’aux autres pays du monde. Récemment, l’armée de l’air a aidé au transport d’aides humanitaires vers la Namibie, cette « bonne action » à peine relayée par les médias aurait pu constituer, d’un point de vue médiatique, un véritable tremplin pour booster la popularité de cette institution, qui malgré sa mise sous les feux des projecteurs des médias locaux et internationaux, cherche à tout prix à rester dans l’ombre, rester muette … la grande muette.
Ce mutisme n’est pas forcément bénéfique puisque à l’heure de la mondialisation, rester silencieux paraîtrait suspect (nous l’avons vu lors de l’assaut de l’armée sur le site d’In Amenas pour mettre fin à la prise d’otage, certains médias occidentaux ont fait passer l’Algérie pour « le pays agresseurs » alors que la vie de 794 personnes et l’économie nationale étaient en danger.)


Abderrahmane Y