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vendredi 6 juin 2014

Débat sur l'industrie Militaire en Algérie

Vous pouvez télécharger l'intégralité de l'émission ici
http://radio-algeria.com:2197/ondemand/radiom/LR%20du%2005.06.2014.mp3

Voici la couverture qui a été faite de l'émission par Maghreb Emergent et El Watan

http://maghrebemergent.info/actualite/maghrebine/item/38014-lignes-rouges-le-nouveau-talkshow-de-radio-m-evoque-les-rates-de-l-industrie-militaire-algerienne.html

http://elwatan.com/actualite/faire-de-l-industrie-militaire-le-moteur-de-la-relance-economique-06-06-2014-260098_109.php



jeudi 29 mai 2014

Exclusif! Deux régiments de S400 pour l'Algérie

Nous l'avions annoncé à l'époque de la visite du général Ahmed Gaid Salah en Russie, l'Algérie se dotera bien du nec plus ultra de la défense anti-aérienne. Le S400 Triumf, successeur du S300 PMU2 déjà en dotation chez les Agierskii PVO depuis trois ans déjà, fera son apparition dans les arsenaux Algériens en Mars 2015.
C'est ce que laisse entendre une source Russe ayant eu accès au carnet de commandes de Kamaz, fournisseur des vecteurs pour postes de commandements du système, une information facilement vérifiable sur le site du portail gouvernemental Russe pour les Marchés Publiques ZAKUPKI.

vendredi 16 mai 2014

Les Russes à Alger. Un contrat et des interrogations.

C'est une vérité toute bête, elle est même issue de la bouche du principal concerné, en l’occurrence Valentina Matvienko, Présidente de la Chambre Haute Russe, en visitant Alger les 14 et 15 décembre dernier, elle est devenue la première haute personnalité à se rendre en Algérie après la réélection d'Albdelaziz Bouteflika.
Elle aura finalement, selon les sources médiatiques Russes, signée des accords de coopération technico-militaires avec les représentants du Ministère Algérien de la Défense, concernant le lancement de projets communs de fabrication militaire, mais aussi pour l'installation de stations terrestres pour le système de positionnement satellitaire GLONASS.
Si c'est confirmé, ce sera la premiere fois que la Russie investie en Algérie dans ce domaine. Pourtant, le MDN est non seulement un client fidèle, mais il est surtout les second plus gros acheteur d'armes russes, après l'Inde.
Il est aujourd'hui très difficile de spéculer sur l'orientation que prendra cet investissement, il est d'emblée sous l'ombrelle de l'investissement publique à l'instar des projets de la direction des fabrications militaires.
D'ailleurs, il serait temps de dresser un bilan des "réalisations" de la DFM, qui sur le papier devait faire basculer l'Algérie dans le camp des grands producteurs d'armes, mais qui 4 ans depuis le lancement de ses projets, arrive à peine à monter un camion, quelques kits de 4x4 et une demi douzaine de blindés, Fuch. Quid d'optronique Carl Zeiss ou de radars Cassidian pour le moment.
Il est donc légitime de se poser des questions sur cette nouvelle signature de contrat de création de joint-ventures avec la Russie. 


mardi 15 avril 2014

Corvettes C28A, les Djebel Chenoua réinventés?

La maquette des futures corvettes algériennes C28A, exposée au 14 eme DSA (Defense Services Asia Exhibition) qui s'est tenue cette semaine à Kuala Lumpur en Malaisie a franchement décue les amateurs de la chose militaire par son manque flagrant d'équipements offensifs modernes.
Corvette furtive lourde sur le papier, dotée d'excellents radars, dont le Smart-S MKII de Thales, la C28A a du mal a faire le saut technologique nécessaire pour la démarquer des corvette algérienne Djebel Chenoua, surtout en matière d'armement.
Les C28A affichent à peine deux batteries de 4 lance missiles C802 et pas de VLS, un sérieux coup pour la furtivité, un vieux système de défense anti aérienne FM90, copie chinois du Crotale français et quasiment les mêmes canons que ceux des Chenoua Algériennes.
En résumé, les C28A font pâle figure face aux Sigma, aux Gowind ou aux Sa'ar 5 et jouent dans la catégorie inférieur.

mardi 1 avril 2014

Documentaire. La destruction des Cadets de la Révolution, ou quand le régime se nourrit de ses élites!

Documentaire très intéressante sur la "liquidation" des Cadets de la Révolution. La plupart étaient orphelins de la Révolution Algérienne, leur persécution s'est poursuivie au sein de l'Académie Militaire, alors qu'ils étaient surveillés de prés et accusés de "gauchisme", les autorités de l'époque ont laissé faire les islamiste dans les écoles et académies militaires. Beaucoup sont tombés au champ d'honneur en combattant la menace terroriste et ils ont formé ces 40 dernières années l'épine dorsale de l'encadrement de l'ANP. 
Pour boucler la boucle et décapiter cette génération, ils furent systématiquement mis à la retraite après l'arrivée du duo Bouteflika-Gaid Salah à la tête du pays.
En 2010, plus de 350 anciens cadets dont des généraux, des dizaines de colonels et d'officiers supérieurs, se sont réunis à Tipaza pour la constitution d'une association. Les autorités à l'époque n'eurent pas le courage d'empêcher la réunion, mais ont néanmoins notifiés le général Oudai, du refus catégorique de leur délivrer un agrément. 
Ils sont des milliers a avoir usés leurs culottes sur les bancs des différentes ECR aux quatre coins du pays et ils sont à l'instar des milliers de militaires morts durant la décennie noire, ou les centaines de milliers de Chahid, les victimes des falsificateurs de l'histoire, pourtant d'une noblesse qu'on ne retrouve pas ailleurs, de l'Algérie indépendante.

Dans le documentaire il est possible d'entendre l'auteur Mohamed Moulesshoul (Yasmina Khadra), lui même ancien cadet de la Révolution dire "Gaid Salah a été injuste à notre encontre, il a détruit, par son régionalisme, notre institution et l'armée algérienne, d'une façon diabolique". Et d'autres d'affirmer que le plan de destruction des ECR est venu d'officiers issus de l'armée française.
L'histoire jugera ces paroles.


vendredi 21 mars 2014

La crise en Crimée et ses conséquences sur l'armée algérienne


S’il paraît bien loin de l’Algérie, le conflit russo-ukrainien en Crimée met à nu la dépendance de l’ANP envers la Russie et ses relations privilégiées avec Kiev. La complexité du marché de l’armement mondial et son imbrication avec les impératifs diplomatiques et géostratégiques montrent la fragilité de l’armée algérienne et l’impératif besoin en autonomie industrielle.

Le 17 février 2008, lorsque le Kosovo déclare son indépendance de la Serbie, des dizaines de pays reconnaissent le petit Etat, musulman et albanophone, des Balkans. Aujourd’hui encore, l’Algérie campe sur ses positions : la non-reconnaissance du Kosovo, les relations entre Alger et Belgrade, civiles et militaires, étant excellentes. Qu’en est-il de la crise en Crimée et de la guerre qui couve entre la Russie et l’Ukraine ? L’ANP se retrouve coincée entre deux partenaires stratégiques, qui eux-mêmes sont interdépendants en matière de défense. Se prononcer envers l’une ou l’autre des parties serait une véritable catastrophe pour l’armée algérienne qui pourrait perdre une source d’approvisionnement en armes ou un accès à la pièce de rechange, à la formation du personnel et à la maintenance de ses équipements de pointe.

samedi 8 mars 2014

Et les Mi26T2 aussi...

Les bonnes nouvelles ne venant jamais seules, un site web Russe a diffusé les premières photos de la ligne d'assemblage des Mi26T2 Algériens à Rostov sur Don. Il semble que le fabricant Rostvertol est pressé d'honorer la commande algérienne de 6 Mi26 dans leur modèle le plus évolué.
Le site confirme les essais réussis effectués en Algérie, qui avaient été annoncés par Secret Difa3 fin 2012, et l'excellente impression laissée auprès des autorités militaires algériennes par l'appareil ayant effectué par lui même la distance de Rostov sur Don à Boufarik, puis Tamanrasset.
L'Armée de l'Air Algérienne fonde de grands espoirs sur cet appareil qui boostera ses capacités de projection d'hommes et d'équipements, en particullier dans le Grand Sud.
Successeur du Mi6, le plus grand hélicoptère du monde affiche des performances phénoménales. 

Les Hélicoptères Wildcats en cours de production

Le contrat portant acquisition d'un premier lot de six hélicoptères Agusta Westland Super Lynx MK.140 Wildcats, entre dans sa phase activé, les premières unités sont déjà dans les lignes d'assemblage et les équipages sont en formation. Les numéros de série provisoires ont même été délivrés par l'administration de l'aviation civile britannique, augurant d'une prochaine livraison de ces appareils.
Immatriculés de ZK191 à ZK196, ces appareils joueront un rôle crucial dans la lutte anti sous-marine et dans la surveillance des façades maritimes nationales.
Le Wildcat est la version ultime du vénérable Lynx et s'il lui est similaire en apparences, il ne partage que 5% de composants communs avec son prédécesseur. Doté d'un armement moderne comprenant les missiles LMM, Sea Skua et Brimstone, ainsi que les roquettes guidées CRV7-PG. Il a aussi la capacité de tirer des torpilles et de libérer des charges de profondeurs. 
Ce sera la premier appareil équipé d'un radar AESA livré à l'Algérie, son puissant radar Seaspray 7000E de Selex Galileo, lui donne une couverture record de 360 kilomètres même pour des cibles de moins d'un mètre.
L'Algérie est le troisième client du Wildcat avec la Grande Bretagne et la Corée du Sud. Cette acquisition prouve, s'il est encore besoin de le faire, que les arsenaux occidentaux sont grand ouverts pour moderniser l'armée algérienne. 

vendredi 21 février 2014

L'ANP installe un radar d'approche à l'aéroport de Constantine

Afin de renforcer les capacités de l'aérodrome de Constantine, radar d'approche a été installé en fin de semaine. Il s'agit d'un Ground Contorlled Approach (GCA) Ukrainien, Aérotechnica RSP 10MA.
Généralement installé dans les bases aériennes, il permet de contrôler avec grande précision et par tous temps l'approche et l’atterrissage des appareils civils et militaires.
Il est composé d'un radar primaire et secondaire ainsi qu'un radar d'approche de précision (PAR).
Le RSP 10, couvre un rayon de 100 km et permet de prendre en charge plusieurs approches simultanées.
Pour peu que la communication radio soit fonctionnelle, le pilote est informé à tout moment par le système de sa position et son altitude.
Pour rappel, plusieurs équipements d'aide à la navigation aérienne sont hors service depuis plusieurs semaines, mois et même années, au niveau de cet aéroport.

Secret Difa3 sur les lieux du crash d'Oum El Bouaghi


Une semaine après le crash du C-130 Hercules de l’armée de l’air, qui a fait 77 victimes, Aïn M’lila et tout l’arrière-pays chaoui sont encore sous le choc.
De l’autre côté de la montagne où  a eu lieu l’accident, on devine au loin Constantine. La piste de son aéroport, exactement dans l’axe de visée, est même visible. Sur la route où les mesures de bouclage ont été allégées, le barrage sur le chemin vers la petite commune de Ouled Gacem a été levé. Ce mercredi, il est 15h et le village sommeille à l’ombre des deux monts qui lui barrent la vue vers le Sud. L’imposant mont Guerioune, aux airs d’Assekrem, écrase le petit Djebel Fertas à sa gauche. Une retenue collinaire complètement à sec sépare le village de ces reliefs. Un homme nous oriente vers le petit hameau des Ouled Khaled, juste avant la mechta Ali Ben Taïeb. La route file entre les deux montagnes, une stèle anonyme marque l’endroit d’une bataille passée, un cimetière des martyrs n’est pas loin. Mais la région, à un jet de pierre de l’antique Sigus, révèle aussi des vestiges plus anciens, dolmens et soubassements d’ouvrages romains.

vendredi 14 février 2014

Crash d'Oum El Bouaghi, les pistes avant les résultats de l’enquête.

S’il est quasi impossible d’avoir une certitude quant aux raisons réelles ayant menées au crash du vol militaire Tamanrasset Constantine, avec l’impossibilité d’accéder aux données des échanges radio avec le contrôle aérien et les différentes tours de contrôle, ainsi que celles liées à l’état de l’appareil, certains éléments recueillis peuvent, sinon indiquer les causes de l’accident, au moins éliminer des facteurs de risque. Les photos des débris, le lieu du crash, les conditions météo réelles, la trajectoire d’approche ainsi que l’altitude où se trouvent les restes de l’appareil, forment une somme d’informations précieuses pour les experts en accidentologie aérienne.

dimanche 2 février 2014

Centrafrique: l'Algérie envois ses avions de transport pour supporter la MISCA

Les équipements pour l'instant insuffisants de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force d'intervention sous mandat de l'Union africaine (UA) chargée d'aider à rétablir la sécurité et la stabilité dans ce pays en crise, seront renforcés par la fourniture par l'Algérie d'avions de transport de troupes, annoncent des sources officielles.
C'est une nouvelle annoncée mercredi soir à Addis-Abeba, capitale éthiopienne, par le président guinéen Alpha Condé, au terme d'une réunion de haut niveau de chefs d'Etat et de gouvernement du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA, qu'il présidait en qualité de président en exercice pour le mois de janvier 2014, une rencontre consacrée aux crises centrafricaine, sud-soudanaise et égyptienne.
"Le Premier ministre algérien nous a déjà informés que l'Algérie va mettre à la disposition des troupes des avions gros porteurs", a déclaré le dirigeant ouest-africain lors d'une conférence de presse à l'issue de ces assises sans la présence d'une délégation officielle centrafricaine, à cause de la suspension du pays de l'organisation panafricaine pour le "changement de pouvoir anticonstitutionnel" après la prise du pouvoir de Michel Djotodia et l'ex-alliance rebelle de la Séléka le 24 mars 2013.

vendredi 31 janvier 2014

Gaïd-Salah en tournée dans le Golfe pour rattraper les projets en retard

Ahmed Gaïd-Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP, a effectué une tournée de cinq jours dans deux pays du Golfe.

Se rendant d’abord à Doha du 25 au 28 janvier, il y a rencontré le ministre chargé des affaires de défense, Tamim Ben Hamad Al Thani, ainsi que le chef d’état-major qatari, le général Ghanim Bin Shaheen Al Ghanim. C’est la troisième visite qu’effectue le général de corps d’armée à Doha depuis 2010. L’actuel ministre de la Défense qatari avait visité Alger en 2012 juste après la guerre en Libye. Si peu d’informations ont filtré à propos de ce voyage, il est connu que le Qatar, n’ayant pas d’industrie militaire, n’a donc rien à proposer à une armée algérienne en pleine boulimie d’achats d’équipements ces derniers temps. Les échanges militaires entre les deux pays ces quatre dernières années se sont limités à des stages de formation pour certains services de sécurité et à de la «coordination».

jeudi 23 janvier 2014

EXCLUSIF: L'Algerian Air Forces sera présente au Royal International Air Tattoo 2014!

L'information vient de tomber, les Forces Aériennes Algériennes seront présentes au Royal International Air Tattoo (RIAT) 2014, qui n'est que le plus grand show aérien au monde.
Le RIAT qui se tiendra cette année du 11 au 13 juillet dans la base aérienne RAF Fairford dans le Gloucestershire, va accueillir dans les 160 000 visiteurs.
La courte dépêche du comité d'organisation confirme que l'AAF va participer à la démonstration statique en envoyant un Hercule C130H (la photo montre l'Hercule matricule 7T-WHE).
Les Forces Aériennes Algériennes participent régulièrement aux shows aériens mais c'est la seconde fois qu'ils participent au RIAT depuis sa création en 1971 en tant que nation invitée. L'Algérie a été chaleureusement accueillie en 2009 déjà comme la 51 éme nation à participer à ce célébré show aérien.
RIAT 2014 verra la participation des patrouilles aériennes de Grande Bretagne, Red Arrows, ainsi que celles du Portugal et de Suisse. Des démonstrations en vol d'avions de chasse et de bombardiers auront lieu, incluant des B1B, B52, EF2000, Rafale ...
Une très bonne nouvelle pour l'AAF qui gagne à s'ouvrir plus à l'international.

mardi 14 janvier 2014

Un nouvel automoteur d'artillerie pour l'Algérie

C'est l'énorme découverte faite par le membre Sadral du forum de référence ForcesDZ,     
ce dernier a réussi à prendre en photo un convoi d'automoteurs d'artillerie, aux dimensions d'un régiment, sur la route de Blida en Algérie, se dirigeant probablement vers la BCL (Base Centrale Logistique) où se font les inspections des équipements nouvellement reçus.
Si le photos ne permettent pas de reconnaitre le modèle du howitzer en question, il est quasi certain que ce soit un automoteur chinois de type PLZ 45 ou 52. En fait ce qui est clair, c'est qu'il est doté d'un canon de 155mm.
Une cargaison de PLZ 45 a justement été prise en photo il y a quelques semaines en chine à son embarquement à destination de l'Afrique du Nord. 

vendredi 10 janvier 2014

Chroniques de l'An 1 après Tiguentourine

«Avant Tiguentourine, un de nos loisirs préférés était de partir en randonnée dans les dunes en 4x4. Grâce à des GPS et des Thuraya, nous ne nous perdions jamais et nous étions toujours joignables. Bien sûr, nous savions que Belaouar (Mokhtar Belmokhtar, ndlr) ou ses hommes pouvaient surgir à n’importe quel moment, mais en dix ans de bourlingue de base en base, nous avions pris l’habitude de gérer le risque.»

Mehdi est ingénieur dans une joint-venture algéro-américaine. S’il parle au passé de ses hobbies, c’est parce que depuis un an, les choses ont radicalement changé dans les bases-vie et les sites pétroliers. «Depuis la prise d’otages, notre vie est devenue un cauchemar, poursuit-il. Nous n’avons plus aucune possibilité de bouger. Lorsque nous ne sommes pas sur nos machines, nous restons cantonnés dans nos chambrées ou dans le foyer et la cantine. Même nos parcours sont balisés au sol, pas moyen de dévier du chemin tracé.»
De l’avis des travailleurs des sites gaziers et pétroliers à qui El Watan Week-end a posé la question, la sécurité des bases a été clairement renforcée : les agents sont plus nombreux, plus en éveil. Quant à la présence – ressentie – des militaires ou des gendarmes, elle reste invisible sur les lieux de travail ou sur les bases-vie. «Ils sont là, mais nous ne les voyons pas. Si par malheur l’un d’entre nous s’aventure dehors, même pour prendre l’air, ou prend un chemin de traverse pour rallier la base-vie ou les installations de pompage, il sera immédiatement intercepté par des militaires, fondus dans le paysage», explique Tahar, manœuvre dans un site de pompage.
Drones
Après l’attaque, les autorités ont agi sur plusieurs axes : elles ont d’abord déployé plus de 20 000 hommes pour verrouiller la frontière avec la Libye et autant d’hommes à l’extrême sud du pays afin de prévenir les infiltrations d’hommes et de matériel. En parallèle, des troupes et des pelotons de gendarmerie se sont déployés autour des principaux sites stratégiques isolés. L’armée de l’air a également contribué aux opérations de sécurisation. «L’état-major a envoyé la majorité de ses appareils à Ouargla et Tamanrasset, comme bases principales d’intervention. Les 121 et 122 escadrons multirôles, composés de Sukhoi 30 y sont dispatchés et assurent des missions de surveillance et de frappes chirurgicales. Ces appareils alliés à des avions ravitailleurs ont la capacité de frapper bien au-delà des frontières est et sud», précise un expert du forum ForcesDZ, très au fait des efforts de l’ANP dans la lutte antiterroriste.
«Pour ce qui est des interceptions aériennes des convois terroristes, ce sont les hélicoptères d’attaque du 1er régiment d’hélicoptères de combat alliés aux hélicoptères de transport du 6e régiment d’hélicoptères de combat, qui s’en chargent. Les forces aériennes déploient aussi tous leurs moyens de reconnaissance optiques et électroniques à Tamanrasset, In Amenas, Illizi, Ouargla et Biskra. Cela va des petits drones Seeker II aux avions de reconnaissance américains Beech 1900 MMSA. C’est pratiquement l’ensemble de l’effectif de la 5e escadre de reconnaissance et de guerre électronique qui est dispatché dans le grand Sud.» Les résultats se sont immédiatement fait sentir : plusieurs convois transportant des terroristes et des armes ont été interceptés et détruits dans l’axe Tamanrasset-Illizi, une immense cache d’armes a même été découverte et détruite à 200 km d’In Amenas en octobre dernier, pile sur le tracé de la frontière avec la Libye.
Missiles
Des centaines d’armes, dont des missiles portables anti-aériens et des mortiers et d’autres armes lourdes y ont été retrouvées. Jusqu’à aujourd’hui, l’armée a réussi à contenir et à gérer le reflux des terroristes d’AQMI et du Mujao fuyant les combats au nord du Mali. Mais la question que les spécialistes posent : jusqu’à quand l’armée pourra soutenir un tel déploiement dans une région aussi vaste ? Un opérateur privé, spécialisé dans les nouvelles technologies, et dont la société qui a pour partenaire un des leaders mondiaux de la surveillance aérienne, a proposé aux autorités, pour l’instant en vain, de louer des drones à Sonatrach sur l’ensemble des sites sensibles.
En contrepartie : des effectifs 100% algériens et une gestion des données uniquement prise en charge par l’armée. Ces drones à longue endurance et drones hélicoptères pourraient patrouiller autour des sites, au moins pendant la nuit. «Ce mode de surveillance permet d’alléger les effectifs déployés autour des sites pétroliers et d’économiser beaucoup d’argent, explique le promoteur. Un tel service ne coûterait pas, par an, le tiers de ce que produit le site de Tiguentourine en une journée.» Mais selon lui, les premiers contacts ne sont pas très encourageants, l’idée ne semblant pas séduire les autorités. Alors quelle autre option reste-t-il ?
Accorder plus de pouvoir aux sociétés de gardiennage privées algériennes ? Assumer enfin le rôle joué par les officines de sécurité internationales agissant depuis des années dans l’illégalité en Algérie, la tragédie de Tiguentourine ayant mis au grand jour l’identité et les prérogatives d’une victime française, parachutiste à la retraite, travaillant pour le compte d’une société non agréée pour des missions de sécurité ? Ces questions restent posées et doivent êtres tranchées au plus vite.
Akram Kharief

mardi 7 janvier 2014

EXCLUSIF: date de mise à flot du BDSL Algérien enfin connue

Après les péripéties qu'a connu la première mise à flot du Kalaat Ben Abbès le 14 décembre dernier, le futur navire amiral de la flotte algérienne fendra l'écume pour la première fois le 09 janvier prochain dans la rade des chantiers navals de Riva Trigoso au Nord Ouest de l'Italie.
Lors de la première mise à flot, un incident sur un remorqueur a engendré la perte tragique d'un ouvrier, mortellement blessé après la rupture d'un câble d'amarrage. L'enquête puis une succession de périodes de très mauvais temps ont retardés la cérémonie de mise à l'eau de ce bâtiment.
Nous reprenons ci dessous la description de ce navire.

Construit par Fincantieri, sur la base d'un navire San Giorgio, le Kalaat Beni Abbès, sera doté d'un radar EMPAR et autosuffisant en armement anti-aérien avec sa capacité à lancer des missiles Aster15. Il pourra transporter un bataillon complet (400 hommes) au combat, avec 36 véhicules et six chalands de débarquement et six hélicoptères. Son équipage, déjà formé en Italie, sera composé de 120 hommes et femmes.
Cette acquisition va donner à l'Algérie les moyens de projeter des forces et d'intervenir dans des régions très éloignées d'elle. Elle permettra aussi aux forces de réaction rapides de l'Union Africaine de disposer d'un levier logistique important. Le Kalaat Beni Abbès aura aussi la tâche de venir au secoure aux populations, en Algérie ou ailleurs, en le transformant en navire hôpital.
L'Algérie va probablement lancer le chantier du second BDSL dans les mois qui viennent. La Marine Algérienne a entamé un programme de rééquipement tout-azimut en multipliant les acquisitions et les contrats de fabrication sous licence. A l'horizon 2020, les FN Algériennes feront partie du peloton de tête des marines en Afrique et en Méditerranée.

samedi 14 décembre 2013

Il sera mis à flot aujourd'hui: l'Algérie a enfin son Porte-Hélicoptères

Le Kalaat Beni Abbès sera mis à flot aujourd'hui à 10h30 au port de Riva Trigoso en Italie. Ce bâtiment de débarquement et de soutien logistique (BDSL) fera office de porte-hélicoptères pour les forces navales algériennes. Construit par Fincantieri, sur la base d'un navire San Giorgio, le Kalaat Beni Abbès, sera doté d'un radar EMPAR et autosuffisant en armement anti-aérien avec sa capacité à lancer des missiles Aster15. Il pourra transporter un bataillon complet (400 hommes) au combat, avec 36 véhicules et six chalands de débarquement et six hélicoptères. Son équipage, déjà formé en Italie, sera composé de 120 hommes et femmes.
Cette acquisition va donner à l'Algérie les moyens de projeter des forces et d'intervenir dans des régions très éloignées d'elle. Elle permettra aussi aux forces de réaction rapides de l'Union Africaine de disposer d'un levier logistique important. Le Kalaat Beni Abbès aura aussi la tâche de venir au secoure aux populations, en Algérie ou ailleurs, en le transformant en navire hôpital.
L'Algérie va probablement lancer le chantier du second BDSL dans les mois qui viennent. La Marine Algérienne a entamé un programme de rééquipement tout-azimut en multipliant les acquisitions et les contrats de fabrication sous licence. A l'horizon 2020, les FN Algériennes feront partie du peloton de tête des marines en Afrique et en Méditerranée.

vendredi 13 décembre 2013

L'Algérie se dote d'un système de brouillage innovant

Selon une dépêche de RIA Novosti, l'Algérie et l'Inde auraient acquis des systèmes Krashua 4, fabriqués par KRET (groupement de production radio électronique) et distribué par Rostec.
L'ANP aurait déboursé la bagatelle de 80 millions de dollars pour acquérir ce système qui permet de brouiller les systèmes radars des avions ennemis ainsi que la création d'une bulle électronique imperméable aux fréquences GPS et aux équipements de détection adverse. En substance, le Krashua 4, qui est un système de guerre électronique, une fois déployé empêche les missiles de croisières, les bombes à guidage GPS et les avions de trouver des cibles sur une zone donnée. Cette zone pouvant avoir un rayon de 150 à 300 Km. Il représente une brique en plus dans le système de défense anti-aérien Algérien.Ce système de brouillage est considéré aussi comme une mesure de protection contre les Awacs, les E8 J-Star et les drones de reconnaissance les plus performants. Ces derniers peuvent êtres interceptés ou se crasher à cause de la perte de transmission avec leurs opérateurs.
Le transfert d'une technologie aussi sensible et récente par la Russie vers un pays comme l'Algérie (le système n'a été introduit dans les forces Russes que quelques mois auparavant), est une preuve de l'évolution des relations stratégiques entre les deux pays.

mardi 3 décembre 2013

L'incroyable histoire du drone Amel

Le défaut du journaliste est généralement de survoler les questions techniques en s'arrêtant seulement sur certains aspects: coût, délais de réalisations, caractéristiques générales. Il est souvent enclin aux comparaisons et aux comparatifs. Parfois, certaines aventures industrielles méritent plus qu'un coup de canif sur une feuille blanche, car elles recèlent en elles de véritables histoires à faire connaitre.
Nous sommes en août 2011, un homme montre à la caméra de l'ENTV un modèle réduit au quart d'un drone, il se présente comme son concepteur. L'appareil, roue crevée et moteur ronronnant, est quelque-part sur le parking de l'aéroport d'Alger, son supposé concepteur promet mots et merveilles, le public n'en entendra plus parler. D'ailleurs, la bonne foi du supposé concepteur aura même été remise en cause, car en réalité, cette personne aura été l'instigatrice du projet sans en être l'architecte.