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mardi 7 janvier 2014

Ré-information: Le blindé français qui fait mal à l'Algérie....ou pas!

La photo tirée d'un documentaire réalisé par l'Armée Française au Mali, au profit de l'émission Envoyé Spécial sur France 2 et montrant la "Guerre du Mali", a émue beaucoup d'Algériens en général et de constantinois en particulier. (image publiée par la page facebook Constantine Histoires & Traditions)

La capture d'écran montre une femme militaire française entrain de passer une pièce à un opérateur invisible se trouvant sur un VBCI. Ce blindé portant la mention CONSTANTINE 1837 peinte en blanc à l'avant.
Ce lieu et cette date représentent le climax de la conquête coloniale en Algérie avec la chute de la citadelle. Un an auparavant les forces d'Ahmed Bey avaient réussi à rompre le siège de la ville et repousser les forces du général Clauzel et du Duc de Nemour.
Comment donc interpréter cette inscription sur un blindé, véritable pointe de flèche d'une armée française, progressant justement du Mali, vers l'Algérie? promesse néocoloniale? menace non voilée?
Afin de mieux comprendre cette image il faut se plonger dans l'histoire de l'unité française déployée dans le cadre de l'opération Serval.
Ce véhicule appartient à une compagnie mécanisée du 92 éme régiment d'infanterie mécanisée, qui lui même fait partie de la 3 éme brigade  mécanisée.
La prise de Constantine en 1837 fait partie des 14 fait-d'armes de du 92 éme RIL, qui lui même existe depuis la fin du 18 éme siècle.
Il est donc habituel de faire figurer le nom des batailles sur les équipements des unités combattantes ayant un passé "glorieux"
Bien que la présence de la France au Sahel est une forme de néocolonialisme (exploitation à outrance des ressources naturelles au Niger, prospection dans le reste des pays de la zone), il faut tout de même accorder le bénéfice du doute pour ce qui est de ce pauvre blindé retrouvé en première ligne sur le plan médiatique comme sur le plan militaire.