Affichage des articles dont le libellé est FRA. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est FRA. Afficher tous les articles

vendredi 3 janvier 2014

Maroc Les dessous de la hausse du budget de la défense




Non, le Maroc n’a pas décidé de se lancer dans une nouvelle course à l’armement. Si le Royaume va augmenter son budget de la défense dans les quatre prochaines années, c’est pour moderniser ses équipements, mais aussi investir dans le transfert de technologie.  Ce plan très coûteux est la conséquence des choix du pays en matière d’achat d’armement.
L’information a pris à contre-pied bon nombre d’observateurs. Alors qu’il donne le feu vert pour l’augmentation des prix des produits de première nécessité, le gouvernement marocain va augmenter le budget de la défense du Royaume, le faisant ainsi passer de 3,8 milliards de dollars en 2014 à 4,5 milliards de dollars en 2018, soit une augmentation de près de 18,5% en quatre ans. Nouvelle course à l’armement avec l’Algérie ou l’Espagne ? Modernisation ? Amélioration des conditions sociales des soldats ? Aucun des trois. Contrairement à l’Algérie, où l’augmentation du budget de la Défense en 2012 correspondait à une hausse des salaires des soldats et à un rappel de primes, les milliards supplémentaires marocains sont destinés aux nouvelles acquisitions et au renforcement de l’arsenal déjà acquis. Car le Maroc paye aujourd’hui le prix de sa politique d’achat d’équipements militaires, avantageuse à court terme, mais très coûteuse à moyen terme. L’augmentation du budget de défense serait donc en partie la résultante d’un retour de manivelle suite à une politique d’achats mal ficelée et qui va engendrer de gros besoins en termes de maintenance. Explications.

Le pays récupère du matériel d’occasion

Sur le plan stratégique, le Maroc a opté pour une solution particulière, celle d’acheter à très bas prix ou de se servir dans les surplus des armées américaines et celles de quelques pays de l’OTAN à la moindre occasion. Plus encore, le royaume alaouite est devenu l’allié principal des Etats-Unis hors OTAN, une place occupée avant 1979 par l’Iran du Shah. Si le Maroc est loin de disposer des mêmes ressources financières que Téhéran, il n’empêche qu’il a su s’imposer. Les Forces armées royales (FAR) ont, par exemple, récupéré en 2011 200 chars lourds Abrams M1A1 datant de l’époque de la guerre du Golfe. Idem pour des canons automoteurs M109 et M110, puisés sur les réserves américaines par le biais d’un EDA (Excess Defense Articles). Ces appareils étaient utilisés par Washington dans les années 1990. Avant cela, le Maroc a pu, par ce biais, obtenir des chasseurs F5 et d’autres équipements.

Il se fait financer du matériel neuf par d’autres pays

Une autre manière d’acquérir des armes pour la défense marocaine a été de conclure des accords avec des tiers, souvent avec les monarchies du Golfe, afin que ces dernières offrent tout simplement des armes au Maroc, qui leur sert de relais dans la région de l’Afrique du Nord et du Sahel. En 1997, les chars  T-72 ont en effet été achetés par l’Arabie Saoudite. Si cette méthode semble faire ses preuves, puisque le Maroc a réussi pour l’instant à maintenir l’équilibre des forces dans la région, elle présente quelques limites. Tout d’abord, il est souvent impossible de prévoir ce qui sera disponible dans les surplus ou ce que les émirs du Golfe seront capables de payer. Parfois, il arrive que ces équipements nécessitent des mises à jour ou des réparations connues sous le nom de Mise en condition opérationnelle (MCO), dans le jargon militaire. Le cas des 200 chars Abrams est éloquent. En effet, les FAR seront dans l’obligation de débourser plus d’un milliard de dollars pour les remettre à niveau.

Le pays MUltiplie les achats de matériel de haute technologie

A vouloir suivre à tout prix ses voisins, le Maroc a multiplié les achats d’équipements neufs, très chers et difficilement utilisables. Effectivement, «avec 4,4% d’augmentation annuelle dans les 4 prochaines années, le marché de l’armement au Maroc va être très attractif (pour les vendeurs d’armes internationaux, ndlr)», affirme le site internet basé à Londres, Strategic Defence Intelligence, auteur d’un rapport sur le devenir des FAR. Si pour étoffer son armée de terre, le pays s’est contenté d’équipements chinois (chars MBT 2000, lance-roquettes AR2), mais il a opté pour des équipements de pointe pour renouveler une marine et une aviation devenues totalement dépassées. Pourtant, outre le prix que représentent ces armes, leur utilisation en elle-même explose la facture des réparations nécessaires. Les deux escadrilles de F16 acquises l’année dernière ne décollent que rarement de la base de Ben Guerir (Marrakech), les équipages étant cantonnés à quelques heures de vol sur simulateur. Idem pour les trois corvettes Sigma ou pour la frégate Mohammed VI, qui n’a pu être réceptionnée suite à des «problèmes d’agenda princiers» masquant difficilement les problèmes de paiement que rencontrent les Marocains pour la maintenance et la pièce détachée de ce navire ultra-performant, mais si insuffisant pour un pays qui prétend à l’administration du détroit de Gibraltar et à la protection d’une façade océanique.

3 questions à Abdelilah Issou. Ancien capitaine d’infanterie des FAR

            Le Maroc sera appelé à jouer un rôle de déstabilisation

- Quelle lecture faites-vous de la multiplication des achats d’armes par le Maroc  ?
Le Maroc sera appelé à jouer le même rôle vis-à-vis de l’Algérie que celui joué par la Turquie ou la Jordanie vis-à-vis de la Syrie dans un futur pas très lointain, c’est-à-dire un rôle de déstabilisation. D’où la nécessité de doter l’armée en armement moderne pour équilibrer un peu la balance avec l’Algérie, et/ou pour armer de possibles futurs groupes djihadistes, comme le Mujao avec lequel le Maroc s’est rapproché.

- Quel est le degré de transparence de l’institution militaire vis-à-vis du contribuable  ?
Aucun. Au Maroc, l’armée est surnommée «La Grande Muette». C’est une institution opaque pour l’opinion publique, la preuve en est la persécution que subissent tous ceux qui, comme moi, tentent d’exposer au grand public les dérapages des hauts gradés et tous les scandales qui éclaboussent régulièrement la hiérarchie miliaire en place, le roi inclus bien sûr, c’est le chef suprême des FAR.

- Qui décide d’acheter des équipements militaires ?
Quand il s’agit de gros achats (avions de chasse, frégates), c’est le roi en personne qui s’en occupe personnellement. Pour le reste, il délègue ses pouvoirs à l’inspecteur général des FAR, le général Abdelaziz Bennani. Le Maroc n’a plus de ministre de la Défense. Tous les contrats donnent lieu à des rétrocommissions qui finissent dans les comptes du roi et de l’inspecteur général des FAR.          A. K.
Akram Kharief

samedi 21 septembre 2013

La Libye et le Maroc intéressés par des Chinhooks

La région Middle-East and Africa est décidément un moteur de croissance pour l'avionneur de Seattle. 
Après l'annonce d'une probable avalanche de contrats entre Boeing et l'Armée de l'Air Algérienne, c'est avec la Libye et le Maroc que le géant de l'armement compte faire des affaires. Avec comme produit principal, sa bête de somme le Chinhook.
Ces deux pays d'Afrique du Nord, déjà possesseurs d'un certain nombre d'unités du fameux hélicoptère banane, sont en passe de passer commander 6 CH47D et 16 CH47F pour la Libye et 3 CH47D pour le Maroc, qui viendraient s'ajouter aux trois autres déjà commandés.
La Libye, à travers Agusta Westland qui détient la licence du Chinhook pour ce pays, avait déjà un programme de modernisation de sa flotte avant le renversement du régime Kadhafi en 2011. Selon certaines indiscrétions, des pilote de la Jamahiriya avaient même suivi une formation sur cet appareil en Iran à Ispahan entre 1999 et 2001.
Selon Mark Ballew, directeur Business Développement à la filiale vertical lift de Boeing, le potentiel dans la région MENA est de 170 Chinhooks pour les années à venir.

dimanche 14 juillet 2013

Armement: Vers une lune de miel Russo-Marocaine?

Lorsque Moscou, qui chercher à gonfler ses exportations d'armes, rencontre Rabat, qui en a marre de vivre de l’aumône des armées américaines, françaises, belges ou espagnoles, cela donne un formidable coup d'accélérateur pour les relations militaires entre ces deux capitales.
Même si la Russie a pendant cinquante ans penché en faveur de l'Algérie, dans l'équilibre des forces en Afrique du Nord, il n'en reste pas moins que le Maroc a toujours fait "tourner" son armée avec des équipements Soviétiques ou Russes, jusqu'à équiper ses bidasses de copies d'AK47. Sans oublier que l'aviation Marocaine fut, à sa création, constituée de Mig 15 et 17.
Une centaine d'instructeurs et techniciens soviétiques s'affairaient même autour de la flotte marocaine entre 1961 et 1965.

mardi 23 avril 2013

La Libye et le Maroc s'offrent les quatre derniers Mirages F1 de l'AdA

Les Forces Royales de l'Air marocaines et la Libyan Air Forces sont en passe de récupérer les quatre derniers Mirages F1B (Bii-places) de l'Armée de l'Air Française, qui viennent juste d'êtres retirés d'Afrique. La Libye compte aussi récupérer un cinquième appareil qui se trouve actuellement stocké à la base aérienne de Châteaudun en France qui s'occupe de la déconstruction et de la récupération des pièces de rechanges sur les appareils retirés du service ou réformés.

Selon Air et Cosmos qui a donné l'information, les trois bi-places destinés au Maroc serviront à la transformation des pilotes sur Mirages F1 CH et EH au niveau de la base de Meknès.


dimanche 9 octobre 2011

Exercice CIRCAETE 2011: quand 5+5 font 9


L’Algérie, à travers le Commandement des Forces Aériennes (CFA) et le Commandement des Forces de Défense Aérienne du Territoire (CFDAT), a particpé à la cinquième édition de l’exercice de sûreté aérienne CIRCAETE 2011. Après en avoir été l’hôte et l’organisateur en 2010, c’est chez les voisins Ibériques que cette édition a eu lieu ou du moins a été commandée, le 21 septembre dernier.